A l'instar de la momie de Toutankhamon qui a clairsemé les rangs des archéologues depuis un siècle, il existe un vampire qui décime les éditeurs de fiction et j'ai le regret de vous avouer qu'il s'agit de moi.

À lire aussi de Joann Sfar

Cette volonté que nous avons d'accomplir des belles choses, de s'aimer, de créer des œuvres, c'est la conscience de notre mort qui la rend possible.
Des récits qui donnent sens à ce que nous vivons, c'est exactement ce dont nous avons besoin.
Si un de tes philosophes t'a fait croire que la vie est juste, tu peux te faire rembourser.
L'Occident a sans doute répandu pas mal de saloperies de par le monde. Mais les livres, dans leur pluralité, sont ce qui nous sauve de la sauvagerie
On l'aime un siècle après sa mort, l'homme qui vous dit vrai. Et celui qui par amour vous cache un morceau du monde, je veux dire papa, on l'aime tout autant, mais on met quarante ans à comprendre combien il avait peur, et combien c'est lui qui redoutait les mots.
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Dans la même œuvre

Je n'y suis pour rien puisque c'est mon instinct. Si quelqu'un a mal agi dans l'histoire, c'est Dieu, il n'avait qu'à pas mettre au monde un vampire.
En Amérique, les juifs ne servent à rien, alors on leur fiche la paix. Ici, ils servent à calmer les nerfs des gens.
Pour mériter l'amour, il fallait se montrer capable de créer.
Il se force à ne pas me sauter dessus. Il essaie de se convaincre que je ne suis pas son dîner, ou qu'il n'a pas faim. Combien de temps ça reste efficace, chez un vampire, le surmoi ?
On n'y peut rien si l'on devine toujours les pensées de l'autre.