Yersin est un homme seul. Il sait que rien de grand jamais ne s'est fait dans la multitude. Il déteste le groupe, dans lequel l'intelligence est inversement proportionnelle au nombre des membres qui le composent. Le génie est toujours seul.

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Un génie est peut-être au fond un malade mental. Il s'en faut de si peu.
Ca peut être un but dans la vie: consumer ses jours en d'austères études en attendant à son tour l'explosion d'un vaisseau dans le cerveau.
Le pigeon est un peu le rat du ciel, un rat auquel on aurait vissé des ailes avant de le repeindre en gris.
Bientôt entre la peste et le choléra il n'y aura plus à choisir mais à guérir.
Un individualiste comme souvent le sont les altruistes. C'est plus tard, de trop aimer les hommes, qu'on devient misanthrope.
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Dans la même œuvre

Demander de l'argent pour soigner un malade, c'est un peu lui dire la bourse ou la vie.
Dans le monde des savants, il y a peut-être plus de jalousie, de mauvaise foi et de déceptions que partout ailleurs.
Sur le bureau, un livre de Leonardo Sciascia dans lequel une phrase est soulignée: «La science, comme la poésie, se trouve, on le sait, à un pas de la folie.»
Bientôt entre la peste et le choléra il n'y aura plus à choisir mais à guérir.
Ca peut être un but dans la vie: consumer ses jours en d'austères études en attendant à son tour l'explosion d'un vaisseau dans le cerveau.