Un individualiste comme souvent le sont les altruistes. C'est plus tard, de trop aimer les hommes, qu'on devient misanthrope.

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Sans le hasard ni la chance, le génie n'est rien.
Yersin s'attaque au pigeon. Le pigeon est un peu le rat du ciel, un rat auquel on aurait greffé des ailes avant de le repeindre en gris.
En ce moment du microscope et de la seringue absolument modernes, s'éteint l'alexandrin, tué d'un coup de maître par le jeune poète parti vendre des fusils au roi du Choa, Menelik II, futur empereur d'Ethiopie.
Le pigeon est un peu le rat du ciel, un rat auquel on aurait vissé des ailes avant de le repeindre en gris.
Maintenant Yersin est un arbre. Etre arbre c'est une vie, et c'est ne pas bouger. Il atteint à la belle et grande solitude. A l'admirable ennui.
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Demander de l'argent pour soigner un malade, c'est un peu lui dire la bourse ou la vie.
Dans le monde des savants, il y a peut-être plus de jalousie, de mauvaise foi et de déceptions que partout ailleurs.
Sur le bureau, un livre de Leonardo Sciascia dans lequel une phrase est soulignée: «La science, comme la poésie, se trouve, on le sait, à un pas de la folie.»
Bientôt entre la peste et le choléra il n'y aura plus à choisir mais à guérir.
Ca peut être un but dans la vie: consumer ses jours en d'austères études en attendant à son tour l'explosion d'un vaisseau dans le cerveau.