Y a un truc que j'ai compris avec Fabrice Chevalier, et en ce sens, il avait raison : si tu cherches à cacher un cadavre, alors cache-le en page 2 des résultats d'une requête Google.

À lire aussi de Franck Thilliez

Avant de plonger vers les abysses, il ferma les yeux. Son rituel. La découverte d'une scène de crime restait un moment intense dans la vie d'un flic, même après vingt-neuf ans de terrain. C'était la promesse malsaine d'une nouvelle traque, un shoot brutal d'héroïne dont on savait, à la longue, qu'il vous détruisait.
Je ne veux pas t'oublier. Je ne veux pas guérir de toi.
Une crue, c'était le résultat d'une nature en colère, d'une force implacable qui tirait, au cœur même de la civilisation, les sonnettes d'alarme. Le monstre sortait de ses gonds et détruisait, noyait, avalait, en réponse à l'inconséquence de l'homme. Une incursion vive, brutale , un hold-up dans le quotidien et l'intimité des gens, plus concrète que la fonte de la calotte glacière.
Tout ce qui tombait dans la marmite d'Internet y cuisait pour l'éternité.
Un souvenir n'est pas figé dans le cerveau. Chaque fois qu'il est ramené à la conscience, il se transforme. Par exemple, une situation vous évoque un souvenir de votre enfance, lorsque vous étiez gamin sur une plage. Dans ce souvenir vous êtes vêtu d'un maillot de bain vert, alors qu'en réalité, ce maillot de bain était bleu. Le cerveau a horreur de vide, et comble en permanence pour que le souvenir puisse se formuler de façon logique.
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Dans la même œuvre

Les doigts glissaient sur les écrans de téléphone, les regards fuyaient, comme si chacun devait craindre l'autre. Tous ensemble, agglutinés, et pourtant si seuls dans leurs cavernes. Progressivement, les gens s'éloignaient les uns des autres, ne se touchaient plus, ne se parlaient plus, se rapprochaient des machines.
On pouvait modifier des génomes ou inventer des machines toujours plus perfectionnées, mais on ne pouvait rien contre la colère de la nature. L'histoire de notre planète en témoignait, ainsi que celle des espèces qui avaient été balayées au fil des millénaires. Si l'homme allait trop loin, la nature saurait se débarrasser de lui.
Tout ce qui tombait dans la marmite d'Internet y cuisait pour l'éternité.
C'est une image, mais la caverne de Platon, tu te rappelles? On nous montre que ce qu'on veut bien nous montrer. Et si on n'a pas la curiosité d'aller fouiner plus loin, on est prisonniers du système.
Une crue, c'était le résultat d'une nature en colère, d'une force implacable qui tirait, au cœur même de la civilisation, les sonnettes d'alarme. Le monstre sortait de ses gonds et détruisait, noyait, avalait, en réponse à l'inconséquence de l'homme. Une incursion vive, brutale , un hold-up dans le quotidien et l'intimité des gens, plus concrète que la fonte de la calotte glacière.