Vous pensiez qu'une cause qui n'est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l'aveu de sa propre faiblesse, mais vous n'imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l'humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.

À lire aussi de Jérôme Ferrari

Chaque monde est comme un homme, il forme un tout dans lequel il est impossible de puiser à sa guise, et c'est comme un tout qu'il faut le rejeter ou l'accepter, les feuilles et le fruit, la paille et le blé, la bassesse et le grâce
Mais nous savons ceci : pour qu'un monde nouveau surgisse, il faut d'abord que meure un monde ancien. Et nous savons aussi que l'intervalle qui les sépare peut être infiniment court ou au contraire si long que les hommes doivent apprendre pendant des dizaines d'années à vivre dans la désolation pour découvrir immanquablement qu'ils en sont incapables et qu'au bout du compte, ils n'ont pas vécu
Il faut vivre et se hâter d'oublier, il faut laisser la lumière estomper le contour des tombeaux.
Il vous était impossible de croire que les forces de la bêtise fussent infiniment supérieures à celles de la raison.
Depuis quand crois-tu que les hommes ont le pouvoir de bâtir des choses éternelles ? L'homme bâtit sur du sable. Si tu veux étreindre ce qu'il a bâti, tu n'étreins que le vent. Tes mains sont vides, et ton coeur affligé. Et si tu aimes le monde, tu périras avec lui.
Toutes les citations de Jérôme Ferrari →

Dans la même œuvre

On essaye de comprendre les choses à partir de sa propre expérience parce que c'est tout ce dont on dispose.
La bombe était peut-être le destin de la physique, son avilissement, son triomphe et sa perte. Elle est aussi une énigme passionnante
On essaye de comprendre les choses à partir de sa propre expérience parce que c'est tout ce dont on dispose et c'est, bien sûr, très insuffisant, on ne comprend rien, ou on comprend de travers, ou seulement l'inessentiel, mais quelle importance ?
Je connais bien l'art des noms mensongers qui est celui des boutiquiers et des politiciens
A s'exprimer par métaphores, on se condamne à l'inexactitude et, si l'on se refuse à l'avouer, on prend encore le risque du mensonge.