On essaye de comprendre les choses à partir de sa propre expérience parce que c'est tout ce dont on dispose.

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Il était comme un homme qui vient juste de faire fortune, après des efforts inouïs, dans une monnaie qui n'a plus cours.
Non, nous ne resterons pas dans l'ignorance au sujet des morts. L'histoire de la photographie a commencé par l'inerte, quand le soleil devait achever la course dans le ciel au-dessus de la propriété de Nicéphore Niépce avant que s'impriment enfin sur une plaque de métal l'étrange image de murs éclairés de tous les côtés à la fois et la silhouette noire d'un arbre fruitier figé dans la lumière.
Les effets du poison de la vérité sont d'abord douloureux, on songe avec nostalgie à la douceur perdue des rêves d'avenir qu'on ne fera plus jamais, aux délices du mensonge et de l'illusion dont on ne supporte plus la puanteur après s'être si longuement enivré de leur parfum délicat, aux promesses d'amour auxquelles on ne peut plus croire, mais quelques mois plus tard, quand le poison a desséché jusqu'à la racine de la vie, il n'y a plus de nostalgie, plus de souffrance, seulement l'incomparable quiétude du désespoir.
Sur les photographies, les vivants mêmes sont transformés en cadavres parce qu'à chaque fois que se déclenche l'obturateur, la mort est déjà passée.
Mais rien ne se passait, un monde avait bel et bien disparu sans qu'aucun monde nouveau ne vienne le remplacer, les hommes abandonnés, privés de monde, continuaient la comédie de la génération et de la mort
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La bombe était peut-être le destin de la physique, son avilissement, son triomphe et sa perte. Elle est aussi une énigme passionnante
On essaye de comprendre les choses à partir de sa propre expérience parce que c'est tout ce dont on dispose et c'est, bien sûr, très insuffisant, on ne comprend rien, ou on comprend de travers, ou seulement l'inessentiel, mais quelle importance ?
Vous pensiez qu'une cause qui n'est défendue que par la violence, le mensonge et la calomnie fait ainsi l'aveu de sa propre faiblesse, mais vous n'imaginiez pas le pouvoir de la faiblesse, de l'humiliation, du ressentiment et des peurs abjectes.
Je connais bien l'art des noms mensongers qui est celui des boutiquiers et des politiciens
A s'exprimer par métaphores, on se condamne à l'inexactitude et, si l'on se refuse à l'avouer, on prend encore le risque du mensonge.