Voilà ce que je suis, un miracle. A des milliards et des milliards d'exemplaires.

À lire aussi de Jean d Ormesson

Toute vie... toute vie est un échec. Et, en même temps, il faut aimer cet échec.
La vie n'est que souffrance et mort et je m'arrange pour être heureux. Ma gloire est sans égale et ma misère est sans nom. Le Tout n'est que splendeur et je suis moins que rien.
Confucius le savait déjà à l'époque de Platon et de Sophocle : il faut prendre garde aux mots. Une langue qui faiblit, c'est un pays qui vacille.
J'ai toujours défendu l'idée qu'il n'y a pas de devoir de culture et que la littérature est d'abord un plaisir. Un plaisir très haut et qui exige souvent des efforts. Mais enfin, un plaisir.
Il y a des jours, des mois, des années interminables où il ne se passe presque rien. Il y a des minutes et des secondes qui contiennent tout un monde.
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Dans la même œuvre

Les hommes ont beaucoup changé depuis quelques millions d'années. Ils changeront encore bien davantage dans les millions d'années à venir. Ils ont mis le pied sur la Lune. On ne les arrêtera plus.
Les hommes sont un peu comme Dieu: tout ce qu'ils peuvent faire, ils le font. Ou ils le feront.
Avant le tout, il n'y avait rien. Après le tout, qu'y aura-t-il ?
Nous sommes un très petit, un minuscule fragment du tout. Mais que serait le tout sans les hommes ?
Où est l'avenir ? Question absurde. Nulle part.