Vinrent les guerres, toutes les guerres, les mouvements de population, les holocaustes, les famines, les déclarations solennelles, les liesses propices aux mensonges, les longues attentes sur le qui-vive, puis les guerres reprirent, les clivages de fer, les vieilles haines ressuscitées, les exils, les exodes, et encore les mots qui blessent, les mots qui tuent, les mots qui nient. Mais toujours, inchangée dans la guerre ou la paix de l'entre-deux, marchant en tête, discourant à perte de vue, pontifiante et grossière : la bêtise souveraine

À lire aussi de Boualem Sansal

Pour les bien-pensants, critiquer l'islamisme, c'est critiquer l'islam.
L'esclave qui se sait esclave sera toujours plus libre et plus grand que son maître fut-il le maître du monde.
Les plus dangereux sont ceux qui ne rêvent pas, ils ont l'âme glacée.
Quand on a accepté le mensonge pour vérité, ne sommes-nous pas déjà morts ?
On sait le ciel peuplé d'anges, l'enfer grouillant de démons et la terre couverte de croyants, mais pourquoi une frontière à ses confins ? Elle séparait qui de qui, et de quoi ?
Toutes les citations de Boualem Sansal →

Dans la même œuvre

La vérité se tient mieux dans le silence.
Dieu appartient à qui s'approprie son message.