Quarante ans est un temps honnête, ce me semble, pour reconnaître que ces foutus colons ont plus chéri cette terre que nous qui sommes ses enfants.
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On sait le ciel peuplé d'anges, l'enfer grouillant de démons et la terre couverte de croyants, mais pourquoi une frontière à ses confins ? Elle séparait qui de qui, et de quoi ?
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Mais voilà, il y a culture et culture, celle qui additionne des connaissances, et celle plus courante qui additionne des carences.
Quel meilleur moyen que l'espoir et le merveilleux pour enchainer les peuples à leurs croyances, car qui croit a peur et qui a peur croit aveuglément.
Dieu appartient à qui s'approprie son message.
Pour des gens qui ne sont jamais sortis de leur peur, l'ailleurs est un abîme.
Dans la même œuvre
Mécroire, c'est refuser une croyance dans laquelle on est inscrit d'office mais, et c'est là que le bât blesse, l'homme ne peut se libérer d'une croyance qu'en s'appuyant sur une autre.
La religion fait peut-être aimer Dieu mais rien n'est plus fort qu'elle pour faire détester l'homme et haïr l'humanité.
C'était le regard d'un homme qui, comme lui, avait fait la perturbante découverte que la religion peut se bâtir sur le contraire de la vérité et devenir de ce fait la gardienne acharnée du mensonge originel.
Mais voilà, il y a culture et culture, celle qui additionne des connaissances, et celle plus courante qui additionne des carences.
Les plus dangereux sont ceux qui ne rêvent pas, ils ont l'âme glacée.