Une société n'offrant comme perspective qu'une compétition sans merci où les soi-disant meilleurs gagnent en écrasant les plus faibles et les moins combatifs ne me semble pas porter l'espoir d'un avenir particulièrement radieux.

À lire aussi de Pierre Joliot

L'histoire des sciences nous montre que les concepts nouveaux se sont heurtés à l'incompréhension et même au rejet de la part des élites.
Il est impossible de prédire les conséquences positives ou négatives du progrès de nos connaissances.
La vocation première d'un chercheur est de créer de l'information nouvelle et non pas de manipuler d'une manière de plus en plus élaborée l'information déjà disponible.
Seule une meilleure compréhension du monde qui nous entoure permettra de répondre aux interrogations et aux angoisses de l'ensemble des hommes.
La création, comme la vie, est par définition un processus hors équilibre qui nécessite un certain degré de confinement.
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Face à la croissance explosive des techniques de communication de l'information, les capacités de notre cerveau d'acquérir, de stocker, d'assimiler et d'émettre de l'information sont restées inchangées.
Tenter d'imposer d'une manière exclusive une certaine conception de la recherche limitera l'aptitude de la science à s'adapter à un avenir que personne n'est en mesure de prévoir.
Toute certitude est par essence contradictoire avec la philosophie de la recherche.
Une société qui survit en créant des besoins artificiels pour produire efficacement des biens de consommation inutiles ne paraît pas susceptible de répondre à long terme aux défis posés par la dégradation de notre environnement.
La recherche fondamentale ne peut être pratiquée que dans un climat de liberté intellectuelle.