Une oeuvre d’art est un peu faite pour vous provoquer, vous déstabiliser. Si elle est là seulement pour vous rassurer, ce n’est pas intéressant.

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Alors que les rêves de l’adulte projettent celui-ci dans le futur, ceux de l’enfant sont immédiatement palpables. De plus, au fur et à mesure que l’adulte réalise ses rêves, son monde imaginaire se rétrécit parce qu’il doit accepter que la réalité n’est jamais aussi magique que les rêves si bien que, sans même s’en rendre compte, il adapte ceux-ci aux limites du raisonnable, renonce à l’Amérique pour la villa Sans-Souci, alors que, tout le temps que dure l’enfance, les rêves s’amplifient tant que l’espace de vie s’élargit.
Je pense que si je n’avais pas été critique d’art, j’aurais été critique d’architecture. Je suis extrêmement sensible aux espaces. Devant un tableau, c'est d'abord l'espace qui me séduit ou pas.
J’ai grandi dans une banlieue petite bourgeoise, qui m'a offert des espaces étroits. Mais j'ai eu cette chance d'habiter dans un appartement au dernier étage, avec des fenêtres, une vue très dégagée. J'avais pris l'habitude de lire près de de ses fenêtres. Ce n'était pas une vue poétique. Mais il y avait une grande part de ciel et on voyait loin. Je pouvais me projeter dans un autre espace.
Je suis docile non par goût de la soumission, car je n'ai jamais cherché à me mettre dans une position masochiste, mais par indifférence, au fond, à l'usage qu'on fait des corps.
Mon habit véritable, c’était ma nudité, qui me protégeait.
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Dans la même œuvre

Il faut être attentif à ce qui a priori ne vous plaît pas. Une oeuvre d’art est un peu faite pour vous provoquer, vous déstabiliser. Si elle est là seulement pour vous rassurer, ce n’est pas intéressant.
J’ai grandi dans une banlieue petite bourgeoise, qui m'a offert des espaces étroits. Mais j'ai eu cette chance d'habiter dans un appartement au dernier étage, avec des fenêtres, une vue très dégagée. J'avais pris l'habitude de lire près de de ses fenêtres. Ce n'était pas une vue poétique. Mais il y avait une grande part de ciel et on voyait loin. Je pouvais me projeter dans un autre espace.
J’avais l’idée d’écrire pour dire des choses qui n’avaient pas encore été écrites. Il faudrait que je puisse raconter ça, le montrer, trouver les mots pour mettre en images cette douleur.
Je pense que si je n’avais pas été critique d’art, j’aurais été critique d’architecture. Je suis extrêmement sensible aux espaces. Devant un tableau, c'est d'abord l'espace qui me séduit ou pas.