Un visage trop souvent photographié perd peu à peu son secret, et la gloire signe la disparition des personnes: triompher dans le monde, c'est avoir tout perdu.

À lire aussi de Christian Bobin

Dans l'imaginaire, un écrivain est toujours mort, même quand il est vivant. Et les chanteurs, c'est l'inverse : même morts, ils sont vivants. Il me reste donc à écrire comme on chante.
La maladie n'est jamais une cause. La maladie est une réponse, une pauvre réponse que l'on invente à une souffrance.
... plus on s'approche de la lumière, plus on se connaît plein d'ombres.
Par instants je pense que nous ne mourrons jamais. A d'autres instants je pense que nous sommes plus perdus que des jouets dont un enfant ne se sert plus. La vérité, qui peut la dire?
Disposant un nuage dans le ciel, une orange dans une assiette, les peintres éclairent ce qu'il reste de jour dans le soir, inventent la juste distance qui permet à l'espace de s'ouvrir, et à l'amour de danser.
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Dans la même œuvre

Il y a deux sortes de personnes à qui il est impossible de faire un cadeau: celles qui ont déjà tous les biens de ce monde et celles qui en sont complètement détachées.
Le visage d'une mère est pour l'enfant son premier livre d'images.
Un troubadour est un homme qui chante au monde entier la grâce d'une femme inaccessible, mariée à un autre que lui, mariée, pourrait-on dire, à tous sauf à lui.
Tout visage est une porte et la même porte, selon l'instant où on la pousse, peut donner sur le paradis ou sur l'enfer.