Ce qui m'a toujours séduite, c'est de brûler ma vie, de boire, de m'étourdir. Et si ça me plaît, à moi, ce jeu dérisoire et gratuit à notre époque mesquine, sordide et cruelle, mais qui, par un hasard prodigieux dont je la félicite vivement, m'a donné les moyens de lui échapper
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Un homme fort? Vous parlez de la musculature?
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À lire aussi de Françoise Sagan
Les gens riches, en général, m'ennuient car s'ils sont riches c'est qu'ils ont réussi à garder leur argent, et cela implique que l'on dise «non» dix fois par jour à d'autres gens.
Vous pensez peu au futur, n'est-ce pas? C'est le privilège de la jeunesse.
Des galopins qui sentent encore le laitn'ont pas à se blottir dans les bras des dames qui sentent le scotch.
Je ne fais pas de plans, je n'en ai jamais fait. Les quelques fois où j'essayai, ils tombèrent très vite à l'eau, ce qui est normal. J'embarque mes héros au début de mes livres, je les mets en rapport et les laisse un long moment se débrouiller sans moi. Je veux dire que les propos ou les gestes qu'ils s'inspirent les uns les autres précisent leur personnalité, au départ confuse, et qu'il suffit d'attendre pour que leurs caractères s'imposent. Même si au départ ils sont pratiquement libres, j'en aurais vu beaucoup s'écarter radicalement de leur rôle original. [...] Ils ne tournèrent casaque qu'une fois le bateau parti, et pour mon plus grand plaisir : je n'ai jamais été autoritaire d'abord, et ensuite, tous ces renversements me plaisaient. C'est très agréable d'écrire un livre dans ces conditions, avec autant de curiosité, peut-être plus que le lecteur.
Dans la même œuvre
La jalousie est la même pour un cultivateur de la Gironde que pour un intellectuel parisien.
Mon passe-temps favori, c'est laisser passer le temps, avoir du temps, prendre mon temps, perdre mon temps, vivre à contretemps.
Les gens ne croient plus à la mort. Ils croient à l'usure.
Les gens riches, en général, m'ennuient car s'ils sont riches c'est qu'ils ont réussi à garder leur argent, et cela implique que l'on dise «non» dix fois par jour à d'autres gens.
Ecrire, c'est inventer ce qu'on sait déjà.