Vous pensez peu au futur, n'est-ce pas? C'est le privilège de la jeunesse.

À lire aussi de Françoise Sagan

Le ciel était blanc sur la Seine assise entre ses grues, comme entre ses jouets une enfant triste.
Ecrire, c'est inventer ce qu'on sait déjà.
Il n'y a qu'un vrai silence: celui de la mort.
Il est vrai que l'on finissait par être ce que l'on mimait, et que peut-être l'on devenait insensible, ou invulnérable, à force de la prétendre.
Il savait trop bien que les passions sont, quand elles existent, le sel de la vie, et qu'on ne peut, sous leur règne, se passer de sel - ce qu'on fait pourtant si bien le reste du temps.
Toutes les citations de Françoise Sagan →

Dans la même œuvre

L'attendrissement est un sentiment agréable et entraînant comme la musique militaire.
C'est drôle comme la fatalité se plaît à choisir pour la représenter des visages indignes ou médiocres.
L'insouciance est le seul sentiment qui puisse inspirer notre vie et ne pas disposer d'arguments pour se défendre.
Les mots «faire l'amour» ont une séduction à eux, très verbale, en les séparant de leur sens. Ce terme de «faire», matériel et positif, uni à cette abstraction poétique du mot «amour», m'enchantait.
Sur ce sentiment inconnu, dont l'ennui, la douceur m'obsèdent, j'hésite à apposer le nom, le beau nom grave de tristesse.