Un bateau de pêche détecte le poisson, le capture, et le tue. Un bateau de pêche est un chasseur et un usinier, jamais il n'est un producteur. Personne jusqu'à présent n'a pu augmenter ou améliorer le cheptel océanique. Je sais qu'en avançant cela, je me dresse contre une habitude de langage courant. Mais j'aime pouvoir accorder la pensée à la vérité ; aujourd'hui, cette vérité me saute aux yeux

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La surface des eaux demeure l'éternel miroir, elle réfléchit le ciel et garde son intégrité. En se penchant vers l'épaisseur des eaux, chacun n'y verra que le reflet de lui-même ; en se relevant, son regard se perdra dans le cercle d'horizon.
La mer nous a pris. Elle est verte, grise, noire, crêtée de blanc, elle nous ramasse sur son dos d'un coup de rein comme une bête habituée à ses parasites et nous jaillissons à sa cadence. C'est elle qui choisit son allure. Si elle rue, on se cramponne et ça repart.
L'exaltation physique réduit l'hésitation de l'esprit. L'activité musculaire nettoie les regrets. Je ne pense plus, j'agis.
En prenant son poste chaque homme sent la nécessité d'un minimum de droiture, et progressivement il s'initie à l'orgueil d'une servitude qui est une obligation vitale : ne faire que du bon travail, ou alors accepter le risque de crever comme un animal incapable jeté à l'eau. Il n'y a guère de demi-mesure en océan... On flotte, ou bien on ne flotte pas ! C'est tout.
Au-dessus de nous, l'espace ; au-dessous, un miroir ; la surface des eaux est pareille au regard de beaux yeux ouverts ; on s'y perd sans comprendre.
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La vie aime les masques, l'entêtement aveugle, les conventions, la tenue. Et moi aussi: je suis une brute correcte, savonnée, briquée, peignée! C'est un masque; sous le masque mon esprit est noyé d'incertitudes; il s'élance, se reprends, essaie de comprendre, s'avoue incapable. dessus, le masque tient bon.
La vie aime les masques, l'entêtement aveugle, les conventions, la tenue.
Ils ont suivi la lumière, son étrange modification à travers des couches d'eau qui sont comme autant de filtres, et ils sont revenus à notre existence quotidienne avec des regards de songe et la nostalgie d'un corps délié des lois aériennes de la pesanteur.
En prenant son poste chaque homme sent la nécessité d'un minimum de droiture, et progressivement il s'initie à l'orgueil d'une servitude qui est une obligation vitale : ne faire que du bon travail, ou alors accepter le risque de crever comme un animal incapable jeté à l'eau. Il n'y a guère de demi-mesure en océan... On flotte, ou bien on ne flotte pas ! C'est tout.
Il n'y a guère de demi-mesure en océan... On flotte, ou bien on ne flotte pas ! C'est tout.