Tu me connais... mes souvenirs m'attaquent toujours là où je ne les attends pas. Ou quand je ne les attends plus. Quoi que je fasse, ils m'assaillent. Les bons ou les mauvais. Ça crée des moments risibles.

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Mon pays a sombré dans la terreur de la guerre, dans l'obscurantisme, et, là-bas, j'ai perdu les clefs de mes songes, de ma liberté, de mon identité... Aussi l'ai-je quitté en espérant retrouver mes clefs là où il y a de la lumière, de la liberté, de la dignité... tout en sachant que je ne les retrouverai jamais. Toute création en exil est la recherche permanente de ces clefs perdues.
Du corps par le corps avec le corps depuis le corps et jusqu'au corps.
Qui étais-tu vraiment ? Personne ne savait. Pour nous tous, tu n'étais qu'un nom: le Héros! Et, comme tous les héros, absent !
Et moi, Je devais prouver mon existence contre tout, en marge de tout. Ni monarchiste, ni communiste, ni féministe, ni mystique… Sans ordre aucun ! Je n'étais rien d'autre qu'un anarchiste. Mais sans le savoir. C'est aujourd'hui que je m'en rends compte. Jeune, j'étais déjà ailleurs. Sans patrie, sans terre. En exil, dans l'écriture
En callimorphie, je ne sais achever un corps. Je l'inachève. Peu importe si ce verbe n'existe pas. Il faut l'inventer. C'est beau, et si réel.
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Dans la même œuvre

Loin, quelque part dans la ville, l'explosion d'une bombe. Violente, elle détruit peu-être quelques maisons, quelques rêves.
Un sourire. Un sourire jaune et court qui remplace millet et un mots pour exprimer ses regrets.
Cette pierre que tu poses devant toi... devant laquelle tu te lamentes sur tous tes malheurs, toutes tes misères... à qui tu confies tout ce que tu as sur le coeur et que tu n'oses pas révéler aux autres... Tu lui parles, tu lui parles. Et la pierre t'écoute, éponge tous tes mots, tes secrets, jusqu'à ce qu'un beau jour elle éclate. Elle tombe en miettes. Et ce jour-là, tu es délivré de toutes tes souffrances, de toutes tes peines... Comment appelle-t-on cette pierre ?
Vous les hommes quand vous avez des armes vous oubliez vos femmes
Je n'ai jamais compris pourquoi chez vous, les hommes, la fierté était tant liée au sang.