Tu es entré dans ma vie, tu y occupes la première place, tu as opéré ce changement spectaculaire, cette merveilleuse dévastation, rien ne sera plus pareil, rien n'est déjà plus pareil.

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Je lui ai murmuré que je l'aimais. C'est la phrase qui m'est venue. Ce n'est pas une phrase que j'employais souvent. Parfois, on est submergé, les mots déboulent sans qu'on les commande.
Ce sont les détails qui me crèvent le plus le coeur, ce sont les choses de presque rien, qui se produisent sans que je les prévoie, surviennent sans prévenir, surgissent dans mon quotidien, qui me mettent à terre.
Ca vous arrive de ne pas savoir où puiser la force de continuer ?
C'est idiot, je m'en rends compte, d'énoncer les choses de cette manière, d'autant qu'une intuition ne vaut pas certitude, par essence, mais justement il est des intuitions plus sûres que la vérité elle-même.
C'est accablant en fait, il se trouve toujours quelqu'un pour te raconter ce que tu ne souhaites pas entendre et qui va t'anéantir, pour t'enfoncer un poignard entre les côtes, tout en prétendant n'avoir pour intention que de te secourir.
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Dans la même œuvre

Je crois qu'on survit à tout. Je crois que la vie est plus forte. Je crois que le temps est assassin et balaye les visages du passé en emportant avec lui les épreuves qu'on pensait ne pas pouvoir surmonter.
Le temps guérit de tout et ne laisse à la surface que les images que nous voulons bien conserver.
C'est ça précisément l'amour d'une mère, cette effusion immense, ce débordement comme on le dit d'un fleuve qui déborde de son lit.
Je t'écris parce que t'écrire, c'est être avec toi.
Et puis, le temps guérit de tout et ne laisse à la surface que les images que nous voulons bien conserver.