Tremblez, tyrans, vous êtes immortels!

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Hâte-toi, couple aimable, hâte-toi de jouir; - Plaisir, honneur, repos, tout va s'évanouir; - Oui, bientôt tes douleurs égaleront ta joie: - Tremble! le malheur vient, et demande sa proie.
Quels que soient les excès de leurs divisions, - Le talent réunit toutes les nations.
Heureux ou malheureux, l'homme a besoin d'autrui; il ne vit qu'à moitié s'il ne vit que pour lui.
L'été remplit sa grange, affaisse ses greniers; - L'automne d'un doux poids fait gémir ses paniers; - Et les derniers soleils, sur les côtes vineuses, - Achèvent de mûrir les grappes paresseuses.
Le pré qui donne aux boeufs sa riante verdure, - D'une grasse litière attend la fange impure, - Et des sels du fumier se forment en secret - Le parfum de la rose et le teint de l'oeillet.
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Que la terre est petite à qui la voit des cieux.