Tout le monde a éprouvé du plaisir ou en éprouvera, mais personne n'en éprouve. Tout le monde a joui ou jouira, mais personne ne jouit.

À lire aussi de Giacomo, comte Leopardi

A ma pensée revient ce jour où je sentis le combat de l'amour pour la première fois et où je dis : Hélas ! si c'est l'amour, combien il fait souffrir !
Nul ne peut estimer connaître la vie s'il n'a pas appris à prendre pour un pur cliquetis de syllabes les offres de service qui lui sont faites, les plus spontanées, solennelles et répétées qu'elles puissent être.
Il n'est au monde rien de plus rare qu'une personne que l'on peut supporter tous les jours.
... le moyen le plus direct de gagner la renommée est d'affirmer avec une ferme assurance et le plus souvent possible qu'on la possède déjà.
... qu'importe que tel ou tel besoin soit imaginaire: si rares sont les choses de la vie à ne pas tenir tout entières dans l'imagination.
Toutes les citations de Giacomo, comte Leopardi →

Dans la même œuvre

Tout s'est perfectionné depuis Homère, à l'exception de la poésie.
La vieillesse est le pire des maux, car elle prive l'homme de tous les plaisirs en lui en laissant l'appétit.
Le grand souci (ou ambition) des hommes, tant qu'ils ne sont pas mûrs, est de paraître des hommes faits, et quand ils sont des hommes faits, de ne pas paraître des hommes mûrs.
Deux vérités que d'ordinaire les hommes n'admettent pas : l'une est qu'ils ne savent rien ; l'autre qu'ils ne sont rien. Ajoutez-en une troisième, intimement liée à la précédente : qu'ils n'ont rien à espérer après la mort.
L'existence n'est pas pour l'existant, elle n'a pas pour fin l'existant ni son bien ; si celui-ci y éprouve quelque bien, c'est pur hasard : l'existence est pour l'existence, tout entier pour l'existence ; telle est sa pure fin réelle.