Le grand souci (ou ambition) des hommes, tant qu'ils ne sont pas mûrs, est de paraître des hommes faits, et quand ils sont des hommes faits, de ne pas paraître des hommes mûrs.

À lire aussi de Giacomo, comte Leopardi

La vie est pleine de gens qui n'admirent pas leurs admirateurs, qui ne répondent pas aux hommages, qui se dérobent devant leurs poursuivants et qui, le dos tourné, s'empressent, tout contrits, de faire la cour à d'autres, qui les ignorent.
Tous les hommes, à des degrés certes différents, s'imitent eux-mêmes quand ils n'imitent pas les autres.
Dans les choses profondes, c'est toujours le petit nombre qui est le plus perspicace; la majorité, elle, ne s'entend qu'aux évidences.
Tout s'est perfectionné depuis Homère, à l'exception de la poésie.
Je n'appelle pas innocent celui qui est incapable de pêcher, mais bien celui qui ne peut pécher sans remords.
Toutes les citations de Giacomo, comte Leopardi →

Dans la même œuvre

Tout s'est perfectionné depuis Homère, à l'exception de la poésie.
La vieillesse est le pire des maux, car elle prive l'homme de tous les plaisirs en lui en laissant l'appétit.
Deux vérités que d'ordinaire les hommes n'admettent pas : l'une est qu'ils ne savent rien ; l'autre qu'ils ne sont rien. Ajoutez-en une troisième, intimement liée à la précédente : qu'ils n'ont rien à espérer après la mort.
L'existence n'est pas pour l'existant, elle n'a pas pour fin l'existant ni son bien ; si celui-ci y éprouve quelque bien, c'est pur hasard : l'existence est pour l'existence, tout entier pour l'existence ; telle est sa pure fin réelle.
L'homme (et de même les autres êtres animés) ne naît pas pour jouir de la vie, mais seulement pour perpétuer la vie, pour la communiquer à d'autres qui lui succèdent, pour la conserver.