Tout grand paysage est une invitation à le posséder par la marche.

À lire aussi de Louis Poirier dit Julien Gracq

Tu vieilliras comme moi, Aldo, et tu comprendras. Il n'arrive pas de choses singulières. Il n'arrive rien. Peut-être n'est-il pas bon qu'il arrive quelque chose.
La forme d'une ville change plus vite, on le sait, que le coeur d'un mortel.
Un Etat ne meurt pas, ce n'est qu'une forme qui se défait. Un faisceau qui se dénoue. Et il vient un moment où ce qui a été lié aspire à se délier, et la forme trop précise à rentrer dans l'indistinction.
En amour, lui disait-il, tu as la tactique de Napoléon : on s'engage et puis on voit.
L'âme monte quelque fois au bord des lèvres.
Toutes les citations de Louis Poirier dit Julien Gracq →

Dans la même œuvre

Les grandes religions monothéistes, Israël comme l'Islam, ont jeté les images au feu et n'ont gardé que le livre. La parole est éveil, appel au dépassement; la figure figement, fascination.
Si la littérature n'est pas pour le lecteur un répertoire de femmes fatales et de créatures de perdition, elle ne vaut pas qu'on s'en occupe.
Ce que les personnages laissent pressentir, ce vers quoi on devine qu'ils sont en marche, compte infiniment plus que ce qu'ils sont.