Non, Caligula n'est pas mort. Il est là, et là. Il est en chacun de vous. Si le pouvoir vous était donné, si vous aviez du coeur, si vous aimiez la vie, vous le verriez se déchaîner, ce monstre ou cet ange que vous portez en vous.
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Tout est bien, tout est permis et rien n'est détestable. Ce sont des jugements absurdes.
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C'est facile, c'est tellement plus facile de mourir de ses contradictions que de les vivre.
Il y a dans le monde et qui marche parallèlement à la force de mort et de contrainte une force énorme de persuasion qui s'appelle la culture.
On parle de la douleur de vivre. Mais ce n'est pas vrai, c'est la douleur de ne pas vivre qu'il faut dire. Et comment vivre dans ce monde d'ombres ?
Je ne crois pas ceux qui disent se ruer dans le plaisir par désespoir. Le vrai désespoir ne mène jamais qu'à la peine ou à l'inertie.
Dans la même œuvre
Ce qui vient après la mort est futile.
En vérité, le chemin importe peu, la volonté d'arriver suffit à tout.
Il n'est pas de destin qui ne se surmonte par le mépris.
L'absurde, c'est la raison lucide qui constate ses limites.
La lutte elle-même vers les sommets suffit à remplir un coeur d'homme. Il faut imaginer Sisyphe heureux.