Tous mes comédiens fétiches sont morts, Serrault est mort, Galabru est mort… Je suis arrivé au bout, je les ai usés. Qui est-ce qu'il me reste, à présent? Alain Delon est malade, Jean-Louis Trintignant est aveugle, Guy Bedos ne veut plus rien faire...

À lire aussi de Jean-Pierre Mocky

Beaucoup de jeunes choisissent une profession chiante mais qui offre une sécurité. Dans la vie, il faut être libre et faire ce qu'on veut. Ce qui est difficile à accepter, c'est qu'un pianiste devienne plombier.
À cause des thématiques que j'abordais, personne ne me suivait. Quand j'ai voulu faire un « Un drôle de paroissien », ça a été très compliqué car les gens de la télévision me disaient que les catholiques n'iraient pas voir ce film qui parle de profanation. Finalement, ça a été un triomphe. Il a fait 50 millions d'entrées en 50 ans !
On me dit souvent que je dois jubiler à peindre des crapules. Pas du tout. Ça me fait seulement de la peine de les voir plumer les petites gens. Je ne filme des salauds que parce que personne ne le fait.
Le cinéma est quelquefois réussi, quelquefois il ne l'est pas ; ce n'est pas la peine de croire qu'on le réussira mieux en y mettant des millions
Naturellement, il sera question des Gilets Jaunes dans mon prochain film, parce que j'ai mon opinion sur le sujet. Je les défends, ce sont de braves types. J'ai passé trois nuits avec ces gens-là, sur des barrages. En fait, ça fait office d'agences matrimoniales, leur truc. Ou de clubs de rencontres, si vous préférez. Ce sont des solitaires à la base, des petits retraités, des petits jeunes… et qui, peut-être pour la première fois de leur vie, nouent des liens, parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire une fois sur place.
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Le type qui croit avoir fait un chef-d'oeuvre est un con. On ne peut pas être fier de ce qu'on fait, puisqu'on fait ce qu'on peut en réalité. Il y a tellement d'imprévus sur un film…
Le type qui croit avoir fait un chef-d'oeuvre est un con.
Naturellement, il sera question des Gilets Jaunes dans mon prochain film, parce que j'ai mon opinion sur le sujet. Je les défends, ce sont de braves types. J'ai passé trois nuits avec ces gens-là, sur des barrages. En fait, ça fait office d'agences matrimoniales, leur truc. Ou de clubs de rencontres, si vous préférez. Ce sont des solitaires à la base, des petits retraités, des petits jeunes… et qui, peut-être pour la première fois de leur vie, nouent des liens, parce qu'ils n'ont rien d'autre à faire une fois sur place.