Tous les hommes portent des morts ou des mortels dans leurs coeurs.

À lire aussi de Johann Paul Friedrich Richter, dit Jean-Paul

Voulez-vous mieux connaître votre maîtresse en une heure que pendant un mois du commerce le plus intime? considérez-la durant soixante minutes au milieu de ses amies et de ses ennemies, si toutefois cette dernière expression n'est point un pléonasme.
La plaisanterie est inépuisable, le sérieux ne l'est pas.
L'amour, comme les hommes, meurt plus souvent de l'excès que du manque d'aliment. Il se nourrit de lui-même, mais il ressemble à ces plantes des Alpes qui vivent en absorbant l'humidité des nuages, et qui meurent lorsqu'on les arrose.
Le passé et l'avenir se voilent à nos regards; mais l'un porte le voile des veuves, l'autre celui des vierges.
Les grands ne s'occupent guère plus de leur progéniture que les fourmis. Celles-ci ont à peine déposé leurs oeufs, que mâles et femelles s'éloignent et les abandonnent aux soins des fourmis travailleuses.
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Dans la même œuvre

Le timide a peur avant le danger, le lâche au milieu du danger, le courageux après le danger.
Tous les sentiments ont ceci de particulier que l'on croit les éprouver seul.
De la richesse, du sommeil et de la santé, on ne jouit pleinement qu'après les avoir perdus et retrouvés.
Un petit peu trop fait plus de mal qu'un petit peu moins.
L'expérience est un bon remède, mais on ne le prend jamais qu'après la guérison du mal.