T'es en train de divorcer, comme la moitié de Paris, mais on dirait qu'un attentat terroriste se prépare et que les victimes vont tomber par dizaines.

À lire aussi de Jean-Christophe Grangé

La peur, c'est comme le froid, il faut bouger, s'agiter pour ne pas se laisser emprisonner par elle.
Entre 40 et 50 ans, estima Anna, remarquant les paupières flétries, les sillons autour des yeux. Mais on n'appréhendait pas cette femme athlétique en termes d'âge plutôt d'énergie. Ce n'était pas une question d'année mais de kilojoules.
La plus belle ruse que le Diable est fait, est de faire croire qu'il n'existait pas.
Les immeubles de pierre avaient la couleur du ciel, les gaz d'échappement tissaient une atmosphère de grisaille. Dans ces moments-là, Paris semblait construit en une seule matière: l'ennui.
Difficile de draguer quand on est flic et qu'on porte un Glock à la ceinture. Deux engins phalliques pour un couple, c'est un de trop...
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Dans la même œuvre

Les hommes n'aiment que l'extérieur, les femmes ne sont intéressées que par l'intérieur. Nous aimons le fruit et sa saveur. Ils se contentent des épluchures.
En cette période de Noël, le spectacle perdait un peu en qualité parce que la cité croulait sous les décorations. Avec la pluie, les lumières se mettaient à dégouliner en rivières de réglisse colorées plutôt écoeurantes. Mais bon, c'était tout de même Paris qui vous bruissait aux oreilles, serpentait partout et vous réchauffait le coeur...
Le quartier de la rue de la Huchette ressemblait à un mauvais bilan de cholestérol. Des veines et des artères saturées de gras, où la populace avait bien du mal à circuler. Des ruelles dégoulinantes où des restaurants grecs et des stands de kebabs s'entassaient porte à porte. Cette petite zone surpeuplée avait réussi ce que deux mille ans d'histoire avaient échoué à réaliser : réconcilier les Grecs et les Turcs à force d'huile surchauffée et de menus touristiques.
Paris croulait littéralement sous les décorations de Noël et on pouvait sentir dans l'air cette impatience mêlée de tristesse qui caractérise les fêtes de fin d'année. Une fois encore, on allait bâfrer, picoler s'offrir des cadeaux, mais c'était pour mieux oublier cet état de fait : une année de plus, une année de moins...
Paris sous le soleil, c'est pas mal, mais Paris sous la pluie, c'est carrément l'apothéose. Ses ruisseaux vivants, ses trottoirs laqués, son ciel noir qui transforme chaque immeuble en bloc pâle, presque fluorescent, avec ses ornements de façade en guise de lignes de vie. Si vous vous abritez dans un café, vous éprouvez alors le pur bonheur d'être entièrement revêtu par la ville, niché en son sein, derrière des vitres piquées de pluie.