Contrôler l'esprit, c'est une autre manière d'éviter le combat. Comme dit Lao-tseu : Le plus grand conquérant est celui qui sait vaincre sans bataille.
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Les hommes n'aiment que l'extérieur, les femmes ne sont intéressées que par l'intérieur. Nous aimons le fruit et sa saveur. Ils se contentent des épluchures.
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Durant 30 ans, en Italie, ils ont eu les Borgia, la guerre civile et la terreur. Cela a produit Michel-Ange, Léonard de Vinci et la renaissance. En Suisse, ils ont eu cinq siècles de paix et de fraternité et qu'est-ce que ça a donné? La pendule à coucou !
J'ai compris à quel point la vie appartient à la mort, à quel point elle n'est qu'une brève parenthèse. Un sursis dans un océan de néant.
Tel était le lieu du crime. Et ça, c'était du concret.
Leur destin ressemblait aux tragédies grecques où les héros, quoi qu'ils fassent, n'échappent jamais aux prévisions de l'Oracle.
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En cette période de Noël, le spectacle perdait un peu en qualité parce que la cité croulait sous les décorations. Avec la pluie, les lumières se mettaient à dégouliner en rivières de réglisse colorées plutôt écoeurantes. Mais bon, c'était tout de même Paris qui vous bruissait aux oreilles, serpentait partout et vous réchauffait le coeur...
Le quartier de la rue de la Huchette ressemblait à un mauvais bilan de cholestérol. Des veines et des artères saturées de gras, où la populace avait bien du mal à circuler. Des ruelles dégoulinantes où des restaurants grecs et des stands de kebabs s'entassaient porte à porte. Cette petite zone surpeuplée avait réussi ce que deux mille ans d'histoire avaient échoué à réaliser : réconcilier les Grecs et les Turcs à force d'huile surchauffée et de menus touristiques.
T'es en train de divorcer, comme la moitié de Paris, mais on dirait qu'un attentat terroriste se prépare et que les victimes vont tomber par dizaines.
Paris croulait littéralement sous les décorations de Noël et on pouvait sentir dans l'air cette impatience mêlée de tristesse qui caractérise les fêtes de fin d'année. Une fois encore, on allait bâfrer, picoler s'offrir des cadeaux, mais c'était pour mieux oublier cet état de fait : une année de plus, une année de moins...
Paris sous le soleil, c'est pas mal, mais Paris sous la pluie, c'est carrément l'apothéose. Ses ruisseaux vivants, ses trottoirs laqués, son ciel noir qui transforme chaque immeuble en bloc pâle, presque fluorescent, avec ses ornements de façade en guise de lignes de vie. Si vous vous abritez dans un café, vous éprouvez alors le pur bonheur d'être entièrement revêtu par la ville, niché en son sein, derrière des vitres piquées de pluie.