De même l’enfance qui nous empêche de devenir grands vient à nous manquer le jour où elle s’éloigne. C’est la perte, c’est la douleur qui crée l’idéal.
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Le métissage c'est toujours trop ou pas assez. il n'y a pas d'équilibre, pas de recette, pas de dosage. Quoique vous fassiez, vous serez toujours pris pour celui que vous n'êtes pas.
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À lire aussi de Caroline Laurent
Le XXème siècle avait choisi son camp et ce serait celui du mensonge, de l'effroi et de la haine.
Ce n'est pas grand-chose, l'espoir. Une prière pour soi. Un peu de rêve pilé dans la main, des milliers d'éclats de verre, la paume en sang. C'est une ritournelle inventée un matin de soleil pâle. Pour nous, enfants des Îles là-haut, c'est aussi un drapeau noir aux reflets d'or et de turquoise. Une livre de chair prélevée depuis si longtemps qu'on s'est habitués à vivre la poitrine trouée.
Le monde moderne ne serait que ça : un ensemble de territoires éclatés et dominés par une guerre des nerfs froide, implacable, réglée au millimètre près par des missiles lancés depuis des bases secrètes ; un monde d'alliances et d'intimidations à la folie exponentielle, dans lequel les puissants ne se contenteraient plus de leur puissance mais chercheraient la neutralisation absolue de toute force opposée ; un monde où les discours médiatisés l'emporteraient sur le reste - démocratie, liberté, partage, paix, justice, à d'autres !
Nous serons tous, dans nos pauvres existences, courageux à un moment ou un autre. Ne soyez pas impatients.
Dans la même œuvre
Dans la Bible, David finit par l’emporter sur Goliath. C’est mon rêve. Naïf, sans doute. Je sais bien qu’aucun livre n’a le pouvoir de renverser le monde. Mais on a déjà vu l’opinion transformer le cours de l’histoire.
Parfois, elle le savait, les désirs sont si puissants qu’on discerne avec précision le contour des choses qui n’existent pas.
De même l’enfance qui nous empêche de devenir grands vient à nous manquer le jour où elle s’éloigne. C’est la perte, c’est la douleur qui crée l’idéal.
Le passé ne se change pas, tout au mieux il s’affronte.
Tout ce qui a un nom existe. Les hommes, les plantes, les pays, les légendes. Un nom c’est toujours le bourgeon d’un destin.