Soyons enclume, mais seulement quand nous ne pouvons être marteau; soyons marteaux seulement pour forger le bien.

À lire aussi de Charles Dollfus

Certaines personnes qui ont perdu le naturel veulent le rattraper: elles l'affectent et le perdent encore davantage.
Les étoiles, qui sont des soleils, sont moins nombreuses que les planètes: même chose dans l'univers moral, où les esprits éclairés par reflet peuplent le firmament de la pensée.
Ne demandez pas d'équité au public, il n'a pas le temps. Le public d'ailleurs est condamné à ne juger que sur les apparences: autrement il ne serait plus le public.
Avoir connu l'amour partagé, un amour plein, fort, fécond et noble, avoir fait un chef-d'oeuvre pour la postérité: quel homme après semblable fortune pourrait se plaindre de la destinée et réclamer des dieux une autre vie?
Rien ne pèse aux honnêtes gens comme d'être obligés de mépriser; ils ne s'y résignent qu'à la dernière extrémité.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.