Avoir connu l'amour partagé, un amour plein, fort, fécond et noble, avoir fait un chef-d'oeuvre pour la postérité: quel homme après semblable fortune pourrait se plaindre de la destinée et réclamer des dieux une autre vie?

À lire aussi de Charles Dollfus

Toute femme qui enfante, accouche d'une destinée: l'homme et la femme dans leurs enfants engendrent le commun devoir, l'éducation.
L'ennui et l'impatience nous font sentir chaque minute, en y mettant leur poids.
Le bavardage est l'infaillible indice de la vacuité de l'esprit.
Le temps nous consume et nous rejette en fumée dans l'espace. La vie est un feu qui nous fait vivre en nous dévorant.
Nous pouvons confier nos secrets, car ils nous appartiennent: ceux des autres, qui nous sont confiés, sont un dépôt dont nous n'avons pas l'usage.
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.