Pour l'homme qu'entraîne le fleuve, les rives ont l'air de se mouvoir; qui est sur la rive voit couler le fleuve. Les contemporains sont sur la rive à l'égard du passé, ils sont dans le fleuve à l'égard du présent qui les emporte.
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L'ennui et l'impatience nous font sentir chaque minute, en y mettant leur poids.
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À lire aussi de Charles Dollfus
Le coeur des femmes toujours s'élance, delà le grand nombre de points d'exclamation dans leurs lettres.
Ce que le monde exige, c'est qu'on soit correct. Correct! c'est son orthodoxie, c'est sa foi, c'est son existence. Soyez tout ce qu'il vous plaira, mais soyez correct.
Notre temps est affairé: il lit comme on mange à la buvette des chemins de fer, debout, entre deux trains. On lit «sur le pouce.» Tout s'improvise et se fait en hâte. Nous manquons d'àme, et nous sentons la fièvre.
Ne jamais douter de soi est quelquefois la moitié du succès, l'autre moitié c'est de ne point douter de la bêtise d'autrui.
Dans la même œuvre
S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.