Notre temps est affairé: il lit comme on mange à la buvette des chemins de fer, debout, entre deux trains. On lit «sur le pouce.» Tout s'improvise et se fait en hâte. Nous manquons d'àme, et nous sentons la fièvre.

À lire aussi de Charles Dollfus

On peut n'avoir point failli et n'être pas vertueux; on peut être tombé et l'être resté. Il y a le chapitre des surprises.
Otez du monde la peur et la vanité, il y restera la sensualité, l'argent et la paresse.
La charité consiste moins à donner, qu'à se donner: en donnant de coeur, l'on se donne.
Un médecin, un notaire, un prêtre qui trahissent le secret de leurs clients, commettent un abus de confiance. Des bavards, en de pareilles professions, deviennent presque criminels.
Ah! si j'étais sûr que jamais personne ne le saura! Cette phrase, combien de consciences l'ont tout bas murmurée!
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Dans la même œuvre

S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.