Souvent, toucher, effleurer même, vaut mieux que parler.

À lire aussi de Erik Orsenna

Pour moi, une journée idéale, c'est écrire, faire le marché, la cuisine, puis partir en mer.
D'après ce que je vois, nous souffrons, vous et moi, de la même maladie grave : la curiosité. Vous savez que le mot curieux vient du latin cura : le soin ? Soyons fiers de notre défaut : être curieux, c'est prendre soin.
L'obsession que j'ai de toi s'est enfoncée sur ma tête comme un chapeau trop grand. Je suis coiffé de toi. Je ne vois plus que toi.
Paris a tissé, Paris a grandi, s'est grandi, Paris a accueilli, Paris a créé et s'est créé. Alors, ce qui me frappe dans une ville, c'est évidemment cet apprentissage permanent toujours remis en cause et toujours renouvelé de la diversité.
Quand vient votre dernière heure, vous abandonnez toute fierté.
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Dans la même œuvre

Une histoire qu'on n'arrive pas à raconter ressemble à un amour qu'on n'ose pas s'avouer.
Il se contenta de poser sa main droite sur son épaule. Une main légère comme un oiseau. Souvent, toucher, effleurer même, vaut mieux que parler.
Depuis quelque temps, les accents grognaient. Ils se sentaient mal aimés, dédaignés, méprisés. A l'école, les enfants ne les utilisaient presque plus. Les professeurs ne comptaient plus de fautes quand, dans les copies, ils étaient oubliés.
Vous avez déjà rencontré une histoire sans suite ? Toutes les fins d'histoire sont des fausses fins. Sitôt qu'on a le dos tourné, l'histoire repart.
L'accordéon est le meilleur ami du marin. Il souffle comme le vent, il grince comme les poulies, et fait danser comme les vagues.