Le temps nous consume et nous rejette en fumée dans l'espace. La vie est un feu qui nous fait vivre en nous dévorant.
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Souhaiter la mort de quelqu'un, c'est l'assassiner en idée. Si la pensée tuait, que de meurtriers et que de victimes!
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À lire aussi de Charles Dollfus
La femme est une inspiratrice - ou la ruine de toute inspiration dans l'homme.
Le bavardage est l'infaillible indice de la vacuité de l'esprit.
La bêtise vient de l'esprit, la sottise du caractère; l'une se traduit en paroles, l'autre en actes.
J'aperçois trois sortes de plaisirs: les plaisirs nobles, les plaisirs ignobles, les plaisirs frivoles.
Dans la même œuvre
S'aimer d'amour, c'est vivre l'un dans l'autre: c'est se confondre. Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner.
Jamais deux amis ne se confondent, ils s'unissent. L'amitié se nourrit de services, elle en produit; l'amour veut des sacrifices qui vont jusqu'à tout abandonner, même la vie, pour l'être aimé.
L'amour est contemplatif. Il met du vague au coeur; il écoute, bien qu'il ne les suive guère, les conseils de la raison, mais il déplore de ne les pouvoir suivre: la passion d'un geste les écarte, d'un souffle les dissipe.
L'amour est un doux poison qui s'insinue dans nos veines par le regard, et qui de là gagne la tête pour l'emplir de songes; il nous enivre insensiblement comme un bouquet dont on respirerait, sans pouvoir l'abandonner, le doux vertige.
L'instinct maternel traverse tous les êtres vivants: le coeur maternel, chaud de tendresse, est le nid où la nature abrite la jeune couvée.