Ce père, c'était moi qui l'avais créé de toutes pièces avec ma ruse de femme occidentale. Le père n'existe pas: c'est l'homme qui dépend de son enfant mais jamais le contraire.
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Si ténus et si vagues que soient nos rapports avec autrui, on réalise par la suite l'erreur qui nous ferme une porte.
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L'instant n'est qu'un chamboulement physique; c'est déjà le geste accompli, le désir assouvi, le rien du présent qui s'assimile au passé et s'accouple à l'avenir. Il file entre les doigts pour ne jamais ressembler à ce qu'il a été.
L'amour en un dieu imaginaire varie selon la somme de nos satisfactions et insatisfactions comme un moulin à vent tournique ses ailes quand Dieu le veut.
La parfaite confiance moisit l'amour le plus tenace.
On peut détruire le souvenir avec des mots, mais non la beauté de ce souvenir.
Dans la même œuvre
Un instant de doute nous ramène droit à notre point de départ et nous sommes étrangers à ce que nous croyons connaître, posséder depuis quelques jours.
Quand un sentiment est inexprimable, dupé par le désir que l'on a de l'autre, c'est de l'amour, n'est-ce pas ?
L'être convoité nous fait aimer l'amour.
C'est l'ensemble de la vie individuelle que l'on devrait nommer destin et non pas ce futur tangible qui, d'une heure sur l'autre, remet tout en question, fait de nous une épave ou un héros.
Le vrai désir n'est peut-être pas la possession d'un être, mais sa dépossession dans l'attente du plaisir, du rejet du monde où nous sommes enfermés avant d'entrer dans un monde extatique.