Une excursion dans le monde des vivants devenait inévitable, mes placards et mon frigo étaient désespérément vides.
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Si mon niveau de rhum était déjà élevé, celui de whisky de mon compagnon de bar frôlait le tsunami.
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À lire aussi de Agnès Martin-Lugand
Pour réussir ma vie de femme, je devais savoir décrocher et accorder du temps à ceux que j'aimais.
Il faut d’abord que je me reconstruise,que je sois forte, que j’aille bien, que je n’ai plus besoin d’aide. Après çà, seulement, je pourrai encore aimer.
Nous avions été atteints par un mal vicieux, qui s’était insinué en nous et nous avait peu à peu séparés, mais aujourd’hui nous arrivions à le combattre. Il avait fallu que je tombe malade pour entamer le chemin de la guérison. Mon corps avait fini par cracher ce poison, ce mal qui me rongeait, qui nous rongeait, qui nous séparait.
Me retirer la danse, c'était me retirer de moi-même. Aspirer de mon corps ma substance, la raison même de mon existence. Sans la danse, j'étais une coquille vide.
Dans la même œuvre
Un stage de chaleur humaine irlandaise devrait être obligatoire au programme scolaire.
J’avais oublié à quel point les parisiens faisaient la gueule en permanence. Un stage de chaleur irlandais devrait être obligatoire au programme scolaire. Je pensais ça, mais je savais pertinemment que, dans moins de deux jours, j’aurais le même visage blafard et peut avenant qu’eux.
Il faut d’abord que je me reconstruise,que je sois forte, que j’aille bien, que je n’ai plus besoin d’aide. Après çà, seulement, je pourrai encore aimer.
Une excursion dans le monde des vivants devenait inévitable, mes placards et mon frigo étaient désespérément vides.
Et depuis un an, je me répétais tous les jours que j'aurais préféré mourir avec eux. Mais mon coeur battait obstinément. Et me maintenait en vie. Pour mon plus grand malheur.