Me retirer la danse, c'était me retirer de moi-même. Aspirer de mon corps ma substance, la raison même de mon existence. Sans la danse, j'étais une coquille vide.

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Nous avions été atteints par un mal vicieux, qui s’était insinué en nous et nous avait peu à peu séparés, mais aujourd’hui nous arrivions à le combattre. Il avait fallu que je tombe malade pour entamer le chemin de la guérison. Mon corps avait fini par cracher ce poison, ce mal qui me rongeait, qui nous rongeait, qui nous séparait.
Je réalisai que je préférais la compagnie de personnes cabossées par la vie - ça me remuait, ça me donnait un coup de fouet.
Et depuis un an, je me répétais tous les jours que j'aurais préféré mourir avec eux. Mais mon coeur battait obstinément. Et me maintenait en vie. Pour mon plus grand malheur.
Il y a des moments où tout s’arrête, où l’on voit sa vie défiler en l’espace d’un quart de seconde. C’est effrayant, c’est déstabilisant, surtout qu’on ne peut pas lutter contre. Il y aura un avant, un après.
Pour réussir ma vie de femme, je devais savoir décrocher et accorder du temps à ceux que j'aimais.
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C'est comme ça, dans la vie, il y a des rencontres, qui ne doivent rester que des rencontres.