Si l'on n'est pas saisi dans sa jeunesse par un espoir, fût-il illusoire, que reste-t-il ? Rien.

À lire aussi de George Steiner

Nous sommes ceux qui viennent après. Nous savons désormais qu'un homme peut lire Goethe ou Rilke, jouer des passages de Bach ou de Schubert, et le lendemain matin vaquer à son travail quotidien, à Auschwitz.
L'inventaire de l'inhumain est sans fin.
Pour les juifs, le Mot est la seule patrie.
Il est reconnu qu'il y a une poésie de la jeunesse et une prose de la maturité.
Le langage essentiel du poème, du morceau de musique, du tableau et de la sculpture est le langage de la survie.
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Apprendre par coeur, c'est entrer dans l'oeuvre même : Tu vas vivre en moi et je vais vivre avec toi. Les textes marchent à côté de nous ; se promener avec un poème de Baudelaire, c'est être en très bonne compagnie.