Si l'on n'envisage l'existence qu'en termes d'argent, on finit par la perdre de vue complètement.

À lire aussi de Paul Auster

Les livres doivent être lus avec autant de considération et de réserve qu'on a mis à les écrire.
Nous habitons nos pensées, la vie qu'on vit est dans la tête, physiquement dans la tête. Mais on n'invente pas le monde, on est entouré des choses et nos corps sont trempés dans cette réalité... et c'est cette expérience que je veux communiquer.
Les écrivains ne devraient jamais parler à des journalistes. L'entretien est une forme littéraire dégradée qui ne sert à rien d'autre qu'à simplifier ce qui ne devrait jamais l'être.
Je ressens que notre vie procède avant tout des corps. Bien sûr nous pensons. Mais nos pensées ne viennent pas de nulle part. Elles émergent d'un moi physique, de nos corps.
Je me retrouvai dans l'air frais du matin et je me sentis si heureux d'être vivant que j'aurais aimé le crier à tue-tête.
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Dans la même œuvre

Une vie n'appartient qu'à celui qui la vit; la vie elle-même revendiquera les vivants; vivre c'est laisser vivre.
Il est impossible, je m'en rends compte de pénétrer la solitude d'autrui. Si nous arrivons jamais, si peu que ce soit, à connaître un de nos semblables, c'est seulement dans la mesure où il est disposé à se laisser découvrir.
Le langage n'est pas la vérité. Il est notre manière d'exister dans l'univers.
La routine est un éteignoir, comme le suggère un personnage de Beckett.
C'est la plus simple des vérités : une vie n'appartient qu'à celui qui la vit la vie elle-même revendiquera les vivants vivre, c'est laisser vivre.