Si j'avais à répondre à la question suivante : Qu'est-ce que l'esclavage ? et que d'un seul mot je répondisse : c'est l'assassinat, ma pensée serait d'abord comprise. Je n'aurais pas besoin d'un long discours pour montrer que le pouvoir d'ôter à l'homme la pensée, la volonté, la personnalité, est un pouvoir de vie et de mort, et que faire un homme esclave, c'est l'assassinat.

À lire aussi de Pierre Joseph Proudhon

L'homme vivant est un groupe.
Ce ne sont pas les hommes qui gouvernent les sociétés, ce sont les principes; à défaut de principes, ce sont les situations.
La République est une anarchie positive. Ce n'est ni la liberté soumise à l'ordre comme dans la monarchie constitutionnelle, ni la liberté emprisonnée DANS l'ordre, comme l'entend le Gouvernement provisoire. C'est la liberté délivrée de toutes ses entraves, la superstition, le préjugé, le sophisme, l'agiotage, l'autorité; c'est la liberté réciproque, et non pas la liberté qui se limite; la liberté non pas fille de l'ordre, mais MÈRE de l'ordre.
L'homme peut aimer son semblable jusqu'à mourir; il ne l'aime pas jusqu'à travailler pour lui.
L'homme devient athée lorsqu'il se sent meilleur que son Dieu.
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Dans la même œuvre

Le gouvernement de l'homme par l'homme, sous quelque nom qu'il se déguise, est oppression.
L'homme n'est homme que par la société, laquelle, de son côté, ne se soutient que par l'équilibre des forces qui la composent.
La plus haute perfection de la société se trouve dans l'union de l'ordre et de l'anarchie.
La politique est la science de la liberté.
C'est une règle de jurisprudence que le fait ne produit pas le droit: or, la propriété ne peut se soustraire à cette règle; donc, la reconnaissance universelle du droit de propriété ne légitime pas le droit de propriété.