Sa jeunesse est derrière lui, et maintenant, on dirait un vieillard. C'est un peu comme si on avait un stock de dix visages dans notre vie, et qu'on les enfilait les uns après les autres.

À lire aussi de Sebastian Barry

Je suis assez vieille pour savoir que le temps qui passe n'est qu'une ruse, une commodité. Tout est encore là, se déploie toujours, se produit toujours. Le passé, le présent et l'avenir, éternellement dans la caboche, comme les brosses, les peignes et les rubans dans un sac à main.
Bill n'est plus. Quel bruit fait le coeur d'une femme de 89 ans quand il se brise ? Sans doute guère plus qu'un silence, certainement à peine plus qu'un petit bruit ténu.
Il faut avoir une bonne dose d’absurde en soi pour s’en sortir dans la vie.
Jouer un rôle, c'est pas que de l'apparence. C'est aussi une magie étrange qui a le pouvoir de changer le destin. À force d'imiter quelque chose, on finit par le devenir.
Un enfant n'est jamais l'auteur de sa propre histoire. Je pense que tout le monde le sait.
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Dans la même œuvre

La mémoire d'un homme contient une centaine de jours, alors qu'il en a vécu des milliers. C'est ainsi. On dispose d'un stock de jours, qu'on dépense comme des ivrognes sans cervelle. C'est pas une critique, juste une constatation.
C’est rare d’avoir du baume au coeur, il faut stocker ces moments pour pas les oublier.
On nous raconte qu'on est des créatures de Dieu supérieures aux animaux, mais tout homme qui a vécu sait que c'est des conneries.
Vivre, c'est pas juste prendre et agir, c'est aussi réfléchir. Mais mon cerveau est fait pour englober le monde.
La vie, c'est qu'une succession de moments difficiles en alternance avec des longues périodes où il se passe rien, à part boire de la chicorée, du whisky et jouer aux cartes. Sans aucune exigence.