Une des vocations de l'art consiste à représenter la dimension secrète et délicieuse du monde, qu'elle nous fait goûter . Une grande partie des images, peintes, photographiées, et peut-être depuis les toutes premières, sur les parois des grottes, témoigne de l'émerveillement devant le visible
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S'émerveiller résulte souvent, devant la beauté du monde comme devant l'invention artistique, d'une déroute de nos habitudes
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L'incandescence ou rien
Nous ne vivons pas qu'au présent. Nous sommes des alambics où se déposent les images et les sensations qui, avec le temps, entrent en travail et se redéfinissent. Aucune nostalgie, qui n'est qu'un regret, mais une réinvention de l'émotion, qui est un surcroît, un enrichissement de la sensation première.
Et quand l'art nous convie au festin émerveillé, parfois il se pare de la mélancolie qui s'attache à la connaissance de notre finitude. Cette association secrète entre deux sentiments qu'on aurait pu croire contradictoires nous indique que l'émerveillement est souvent composite
L'oeuvre d'art peut même nous émerveiller tant que soudain elle nous happe et nous absorbe.
Dans la même œuvre
Cette poésie qui déjoue nos façons d'entendre les mots, qui les démembre puis les réassemble pour les faire sonner selon d'autres réseaux d'autres significations, que provoque-t-elle en moi, sinon l'émerveillement ?
Il faut s'arrêter devant le réel, et cet arrêt seulement rend possible l'émerveillement
L'oeuvre d'art peut même nous émerveiller tant que soudain elle nous happe et nous absorbe.
Le regard émerveillé est généreux, il se pose sur le spectacle et en jouit sans vouloir prendre, altérer ou posséder, il ne demande qu'à être partagé
Une des vocations de l'art consiste à représenter la dimension secrète et délicieuse du monde, qu'elle nous fait goûter . Une grande partie des images, peintes, photographiées, et peut-être depuis les toutes premières, sur les parois des grottes, témoigne de l'émerveillement devant le visible