Il faut s'arrêter devant le réel, et cet arrêt seulement rend possible l'émerveillement
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L'oeuvre d'art peut même nous émerveiller tant que soudain elle nous happe et nous absorbe.
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Tu penses à deux vers simples de Roberto Juarroz : Aujourd'hui je n'ai rien fait / Mais quelque chose s'est fait en moi. La lumière qui perce le rideau annonce le printemps.
On écrit pour apprendre ce qu'on pense, et pour penser enfin jusqu'au bout ce qui végète, inabouti, en soi. C'est pourquoi je me représente toujours l'écriture comme un déploiement
Un des sentiments qui poussent le photographe à appuyer sur le déclencheur de son appareil n'est-il pas l'émerveillement ?
L'incandescence ou rien
Dans la même œuvre
Cette poésie qui déjoue nos façons d'entendre les mots, qui les démembre puis les réassemble pour les faire sonner selon d'autres réseaux d'autres significations, que provoque-t-elle en moi, sinon l'émerveillement ?
S'émerveiller résulte souvent, devant la beauté du monde comme devant l'invention artistique, d'une déroute de nos habitudes
Il faut s'arrêter devant le réel, et cet arrêt seulement rend possible l'émerveillement
Le regard émerveillé est généreux, il se pose sur le spectacle et en jouit sans vouloir prendre, altérer ou posséder, il ne demande qu'à être partagé
Une des vocations de l'art consiste à représenter la dimension secrète et délicieuse du monde, qu'elle nous fait goûter . Une grande partie des images, peintes, photographiées, et peut-être depuis les toutes premières, sur les parois des grottes, témoigne de l'émerveillement devant le visible