Rien ne dure et pourtant rien ne passe. Et rien ne passe justement parce que rien ne dure.

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Ne vous battez pas contre vous-même. Il y a déjà suffisamment de cruauté dans le monde.
Au fil des ans, votre âge, votre vie évoluent, vous devenez un meilleur écrivain. Puis, à partir de 70 ou 80 ans, vous êtes fatigué, voire épuisé. Vos facultés mentales déclinent. Enfin, et c'est le plus important : votre mémoire s'érode, elle rouille et vous perdez le lien direct avec elle. Ces trois phénomènes combinés font du grand âge un moment où l'écrivain devient généralement mauvais.
Le fait est que comprendre les autres n'est pas la règle dans la vie, c'est de se tromper sur leur compte, encore et encore, encore et toujours, avec acharnement et, après y avoir bien réfléchi, se tromper à nouveau.
Il n'est guère étonnant que les bribes de réalité que tel chérit comme la trame de sa biographie, tel autre ... les considère comme un voyage en Grande Mythomanie.
N'attends pas que ta main soit froide pour donner.
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Dans la même œuvre

La mort intervient pour tout simplifier. Les doutes, les états d'âme, les incertitudes, les voilà balayés par cette grande niveleuse qu'est la mort.
La paix intérieure vient de n'avoir personne à ses trousses, personne qui vous caricature ou qui vous snobe, ou qui vous méjuge.
S'il est pas foutu de percer Monica Lewinsky à jour, avec Saddam Hussein, il va être un peu mal.
On aurait cru que cet homme-là ne retrouverait plus jamais le goût de la niaiserie de la vie, et que tout ce qu'il pouvait avoir de ludique, de léger en lui, était perdu corps et biens, avec sa carrière, sa réputation, et sa redoutable épouse.