Rien de tranquillisant comme un zéro perpétuel en math ou en orthographe : en excluant l'éventualité d'un progrès, il supprime les inconvénients de l'effort.

À lire aussi de Daniel Pennac

Un mec qui peint la femme qu'il aime, ça vend pas un seul tableau. ... Ca les lui offre.
Etrange disparition que celle de la lecture à voix haute. Qu'est-ce que Dostoïevski aurait pensé de ça? Et Flaubert? Plus le droit de se mettre les mots en bouche avant de se les fourrer dans la tête? Plus d'oreille? Plus de musique?
Et qu'est-ce qu'un procès gagné, si ce n'est une vérité travestie? Et un procès perdu, sinon le triomphe du mensonge.
Laissez la réalité juger du «réalisme»!
La mort, c'est la fin des opinions. Mourir, c'est troquer nos opinions contre un point de vue. (Imprenable, le point de vue!)
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Dans la même œuvre

Le verbe lire ne supporte pas l'impératif. Aversion qu'il partage avec quelques autres: le verbe aimer... le verbe rêver.
Etrange disparition que celle de la lecture à voix haute. Qu'est-ce que Dostoïevski aurait pensé de ça? Et Flaubert? Plus le droit de se mettre les mots en bouche avant de se les fourrer dans la tête? Plus d'oreille? Plus de musique?
L'homme construit des maisons parce qu'il est vivant, mais il écrit des livres parce qu'il se sait mortel.
Je n'ai jamais eu le temps de lire, mais rien, jamais, n'a pu m'empêcher de finir un roman que j'aimais.
En argot, lire se dit ligoter. En langage figuré un gros livre est un pavé. Relâchez ces liens, il devient un nuage.