Œuvre
Ville cruelle (1971)
Il est difficile de concevoir une humanité aussi méprisable autrement que marchant rapidement vers un destin moins féroce, traversant fébrilement la nuit pour déboucher sur la clarté âcrée du jour.
Si tu n'as pas la force, essaie de ruser.
Peut-être que tu ferais mieux de te renseigner d'abord sur toi-même avant d'articuler des griefs contre ta femme.
Moi, si je ne me marie pas, c'est que de deux serpents, je préfère être piqué par le moins vénéneux.
On ne peut pas maltraiter les vivants pour une faute qu'on reproche à un mort.
L'amour, en temps que caractéristique de l'homme le prenait à l'improviste et le laissait pantois.
On peut à la rigueur deviner quelle douleur inflige à un être humain une plaie, un abcès, ou tout ce qui est visible. Mais la douleur qui est logée au fond d'un homme, dans son coeur, qui pourrait l'évaluer ?
À chaque fois qu'il t'arrive un malheur, cherches-en la cause en toi-même, d'abord en toi-même.
On n'affronte pas un vieillard ; on n'affronte pas un ancien quand bien même ce ne serait pas ton père, et à plus forte raison, s'il est.
Il vient des moments où l'on ne peut s'empêcher d'attribuer une âme humaine à ce qui se meut.
On ne peut pas vivre éternellement sur le pied de guerre.
La vie est conçu toujours comme une lutte cruelle, sans merci, mais où, désormais, l'espoir de vaincre serait permis.