Il est difficile de concevoir une humanité aussi méprisable autrement que marchant rapidement vers un destin moins féroce, traversant fébrilement la nuit pour déboucher sur la clarté âcrée du jour.
Si tu n'as pas la force, essaie de ruser.
Peut-être que tu ferais mieux de te renseigner d'abord sur toi-même avant d'articuler des griefs contre ta femme.
Moi, si je ne me marie pas, c'est que de deux serpents, je préfère être piqué par le moins vénéneux.
On ne peut pas maltraiter les vivants pour une faute qu'on reproche à un mort.
L'amour, en temps que caractéristique de l'homme le prenait à l'improviste et le laissait pantois.
On peut à la rigueur deviner quelle douleur inflige à un être humain une plaie, un abcès, ou tout ce qui est visible. Mais la douleur qui est logée au fond d'un homme, dans son coeur, qui pourrait l'évaluer ?
À chaque fois qu'il t'arrive un malheur, cherches-en la cause en toi-même, d'abord en toi-même.
On n'affronte pas un vieillard ; on n'affronte pas un ancien quand bien même ce ne serait pas ton père, et à plus forte raison, s'il est.
Il vient des moments où l'on ne peut s'empêcher d'attribuer une âme humaine à ce qui se meut.
On ne peut pas vivre éternellement sur le pied de guerre.
La vie est conçu toujours comme une lutte cruelle, sans merci, mais où, désormais, l'espoir de vaincre serait permis.
Même un lépreux à sa chance, pourvu que son moignon agite un billet de banque.
La dictature, c'est pas le pire, à condition de savoir s'en servir.
Tant qu'à avoir mal au ventre, il vaut mieux savoir ce qu'on a mangé.
Si nous voulons que cesse la violence qui frappe notre pays, il faut aller le dire haut et fort dans les rue, en priant, en dansant, enfin, n'importe comment, mais en faisant quelque chose.
Là où le peuple a été trop longtemps tenu à l'écart des lumières du droit, le vice devient la norme, le tortueux la règle, l'arbitraire la vertu.
Chacun sait bien que la pénombre jamais ne découragea la curiosité populaire.
L'amour surprend toujours, quelle que soit la situation, même dans le cadre de la polygamie. L'amour, c'est universel.
Trop d'amour tue l'amour.
La bouche qui mange ne parle pas.
La femme est l'avenir de l'homme, la polygamie, l'âme africaine.
Œuvres de Mongo Beti