Œuvre
Une année dans le Sahel (1858)
Etre beau, tel était le premier et le dernier mot, l'alpha et l'oméga d'un catéchisme que nous ne connaissons plus guère aujourd'hui.
L'eau serpente et dessine en courant des arabesques mobiles.
Baigné d'air chaud, pénétré de silence et sous l'empire de sensations extraordinairement douces et perfides ...
Derrière ces clôtures taciturnes, ces portes massives comme des portes de citadelles, ces guichets barricadés avec du fer, il y a des choses qu'on ignore.
Les maisons sont d'un blanc à éblouir et coupées d'ombres fines, rayées comme un burin.
C'est l'adieu brûlant de l'été caniculaire.
La chaîne dentelée et toujours bleue des montagnes kabyles ferme par un dessin sévère, ce magnifique horizon de quarante lieues.
Ces femmes en robe collante, aux joues découvertes, aux beaux yeux fixes, accoutumées aux hardiesses du regard, semblent toutes singulières dans ce monde universellement voilé.
Les joueurs étaient de jeunes enfants de huit à douze ans, agréables de visage et déliés de tournure.
La chaîne dentelée et toujours bleue des montagnes kabyles ferme par un dessin sévère ce magnifique horizon de quarante lieues.
La stabilité des habitudes n'a pour limite que la fin même des choses, la ruine et la destruction par le temps.
Une troupe d'enfants s'ébattait aux alentours comme des poussins sur la limite d'un poulailler.
Alger s'étoilait de lumières, et partout où se cachait une habitation, la campagne obscure était piquée d'un feu rouge.
Elle avait les yeux bordés d'antimoine, les mains enluminées de henné, les pieds aussi; ses talons rougis par la peinture, «ressemblaient à deux oranges».
Il y a des attractions impossibles en morale comme en chimie, et toute la politique des siècles ne changera pas en loi d'amour la loi des inimitiés humaines.
C'étaient des visions instantanées, rapides, mais d'une vivacité qui m'allait au coeur comme un aiguillon.
Anesse le jour, femme la nuit.