Œuvre

Un seul soleil, chacun son ombre (2013)

Les écrivains supportent mal qu'à leur besoin viscéral d'écrire ne réponde pas, de la part du public, un besoin viscéral de les lire.
Celui qui a l'approbation des autres pour seul carburant ira peut-être loin, mais pas dans la bonne direction.
Il ne faut pas perdre son temps avec ceux qui croient qu'il suffit de se compliquer la vie pour la rendre intéressante.
Rien de plus encombrant que les gens qui ont toujours peur de déranger.
On supporte mal que le soleil des autres nous fasse de l'ombre.
Certains auteurs se regardent écrire avec délectation sans se soucier d'avoir quelque chose à dire. Un peu comme un architecte qui tomberait amoureux de ses échafaudages.
Pour un homme qui a vécu de sa prose il est assez vexant de finir dévoré par des vers.
Quand, sous la menace, je retire ce que je viens de dire, je ne sais jamais où le mettre.
Les gens qui mettent le feu aux poudres sont souvent assez stupides pour s'étonner de l'explosion.
Ceux qui font tout pour éviter qu'on les aime sont toujours les premiers à s'en plaindre.
Il faut une certaine dose d'humour pour supporter ceux qui en ont plus que vous.