Œuvre
Un long chemin vers la liberté (1996)
Pour faire la paix avec un ennemi, on doit travailler avec cet ennemi, et cet ennemi devient votre associé.
Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté. L'opprimé et l'oppresseur sont tous deux dépossédés de leur humanité.
Etre libre, ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres.
Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, des préjugés et de l'étroitesse d'esprit.
Les hommes qui prennent de grands risques doivent s'attendre à en supporter souvent les lourdes conséquences.
Un combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur.
La politique peut être renforcée par la musique, mais la musique a une puissance qui défie la politique.
J'ai appris que le courage n'est pas l'absence de peur, mais la capacité de la vaincre.
On ne devrait pas juger une nation sur la façon dont elle traite ses citoyens les plus riches mais sur son attitude vis-à-vis de ses citoyens les plus pauvres.
La bonté de l'homme est une flamme qu'on peut cacher, mais qu'on ne peut jamais éteindre.
Un homme qui prive un autre homme de sa liberté est prisonnier de la haine, il est enfermé derrière les barreaux des préjugés et de l'étroitesse d'esprit.
Je ne suis pas vraiment libre si je prive quelqu'un d'autre de sa liberté, tout comme je ne suis pas libre si l'on me prive de ma liberté.
Etre libre ce n'est pas seulement se débarrasser de ses chaînes ; c'est vivre d'une façon qui respecte et renforce la liberté des autres. La véritable épreuve pour notre attachement à la liberté vient de commencer.
Si, autrefois, j'avais considéré la loi de façon idéaliste, comme l'épée de la justice, aujourd'hui, je la voyais comme un outil utilisé par la classe au pouvoir pour façonner la société dans un sens qui lui était favorable.
Je ne m'attendais jamais à la justice dans un tribunal même si je luttais pour elle et même si parfois je la rencontrais.
Le caractère se mesure dans les situations difficiles, un héros ne se plie pas, même dans les circonstances les plus dures.
La prison et les autorités conspirent pour dépouiller chacun de sa dignité. Cela en soi m'a permis de survivre.
Je ne voulais, ni ne pouvais me laisser aller au désespoir. Cette voie mène à la défaite et à la mort.
La règle de la majorité était une notion étrangère. Une minorité ne devait pas être écrasée par une majorité.
Un slogan est un lien vital entre l'organisation et les masses qu'elle tente de conduire. Il doit synthétiser une revendication précise en une phrase simple et nerveuse, tout en mobilisant les gens pour le combat.
Notre slogan frappait l'imagination des gens mais il les incitait à croire que nous allions nous battre jusqu'à la mort pour nous opposer au déplacement.
Il est difficile d'expliquer à quelqu'un qui a les idées étroites qu'être éduqué ne signifie pas seulement savoir lire et écrire et avoir une licence, mais qu'un illettré peut être un électeur bien plus éduqué que quelqu'un qui possède des diplômes.
C'est toujours l'oppresseur, non l'opprimé qui détermine la forme de lutte. Si l'oppresseur utilise la violence, l'opprimé n'aura pas d'autre choix que de répondre par la violence. Dans notre cas, ce n'était qu'une forme de légitime défense.
Les gens doivent apprendre à haïr, et s'ils peuvent apprendre à haïr, on peut leur enseigner aussi à aimer, car l'amour naît plus naturellement dans le coeur de l'homme que son contraire.
Même aux pires moments de la prison, quand mes camarades et moi étions à bout, j'ai toujours aperçu une lueur d'humanité chez un des gardiens, pendant une seconde peut-être, mais cela suffisait à me rassurer et à me permettre de continuer.