Œuvre
Un instant dans la vie d'autrui (1979)
Les autres sont là pour qu'on s'occupe d'eux.
La danse... un minimum d'explications, un minimum d'anecdotes, et un maximum de sensations.
Dans la danse, on retrouve à la fois le cinéma, les bandes dessinées, le cent mètres olympiques, la natation, avec, en plus, la poésie, l'amour, la tendresse. C'est ça le XXe siècle.
La danse n'a plus rien à raconter: elle a beaucoup à dire!
Echapper à sa propre chronologie est une joie que donnent les rêves.
Il n'y a qu'un seul public: celui qui vient pour aimer... Si les gens viennent pour s'aimer eux-mêmes ou chercher le reflet d'anciennes amours, le contact n'a pas lieu.
Je prenais la vie et je la jetais sur scène. Une double tradition: celle de l'enseignement et celle de l'art. Je ne suis pas le révolutionnaire qu'on croit: j'ai dépoussiéré.
Les gens ont besoin d'images, ils ont besoin d'émotion, de lyrisme. La danse permet de mélanger un plaisir esthétique, un plaisir dynamique et un plaisir émotionnel. Un minimum d'explications, un minimum d'anecdotes, et un maximum de sensations.
Il y avait le sport, il y avait le cinéma. Il y avait le corps et le rêve: la danse allait proposer des performances sportives, mais en associant le mouvement physique, la performance, à une émotivité. Et en donnant des choses à voir. Des images.